Saint-Louis – pour renforcer la compétitivité des très petites et moyennes entreprises : la FAO va appuyer 40 entreprises à Thiès et Saint-Louis à travers un accompagnement des porteurs de projets

La ville de Saint-Louis a abrité avant-hier, mercredi 28 mai, un atelier de formation de deux jours au profit des membres des comités techniques nationaux, des comités de sélection et des équipes de sensibilisation désignées dans la mise en œuvre des différentes phases de l’Agri-accélérateur 2.0 au Sénégal et en Mauritanie.
Cela s’inscrit dans la série d’activités menées par la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture), et visant à stimuler et pérenniser les investissements agricoles responsables des très petites, petites et moyennes entreprises (TPE-PME). Celles-ci sont menées par les jeunes au Sénégal et en Mauritanie travers du projet « Agri-accélérateur ».
L’Agri- accélérateur offre un accompagnement sur mesure à un nombre sélectionné de jeunes agri- entrepreneurs établis dans des régions et des filières à fort potentiel afin qu’ils puissent étendre leurs projets. Au Sénégal, ce projet sera mis en œuvre à Saint-Louis (filières rizicoles et oignons) et Thiès (filières ostréicole et mangue) en collaboration avec l’Agence de Développement et d’Encadrement des Petites et Moyennes Entreprises (ADEPME) et l’Agence Nationale pour la Promotion de l’Emploi des Jeunes (ANPEJ). Le chef d’équipe chargé de la promotion des investissements agricoles responsables au siège de la FAO à Rome, Yannick Fiedler, a révélé que plusieurs jeunes de Thiès et Saint-Louis vont bénéficier de leur accompagnement. « Dans le cadre de ce programme-là, la FAO va appuyer conjointement avec l’Agence de Développement et d’Encadrement des Petites et Moyennes Entreprises (ADEPME) 40 entreprises dont 20 au niveau de Saint-Louis et 20 au niveau de Thiès. Pour Saint-Louis, le projet prendra en compte les filières rizicoles et l’oignon tandis qu’à Thiès, on aura la filière ostréicole et les mangues. Il s’agit d’un accompagnement holistique qui sera mis à disposition des porteurs de projets. Pendant six mois, nous allons les outiller pour structurer un plan d’affaires bancable et responsable », a fait savoir M. Fiedler.
Il a tout de même rappelé qu’en fin de parcours, les 50% meilleurs porteurs de projets recevront par ailleurs une incitation financière. Cette rencontre, dit-il, favorisera également un échange et renforcera la collaboration entre le Sénégal et la Mauritanie et entre Saint-Louis et Rosso. Pour sa part, le président du Conseil National de la Jeunesse du Sénégal, Khadim Diop, a soutenu que l’agriculture ne peut se développer sans la jeunesse. « Comme vous le savez, le Conseil National de la Jeunesse accompagne l’ensemble des organisations de jeunesse qui tournent autour de l’agriculture. Et ce projet-là va inciter les jeunes à aller vers l’agriculture, mais aussi inciter les jeunes à la création de richesses. La jeunesse représente plus de 75% de la population et nous devons tout faire pour que ces jeunes-là puissent retourner à la terre, pour qu’on puisse développer le territoire », a-t-il expliqué tout en magnifiant la participation massive de la délégation mauritanienne à cette rencontre. Celle-ci a été ouverte par l’adjoint au Préfet du département de Saint-Louis, Abdou Khadre Dieylani Bâ, venu représenter le Gouverneur de région.
Yves Tendeng



