SOCIETE / FAITS DIVERS

Un Ingénieur En Télécom Achète Un Véhicule Volé…

 

C. M. Aïdara, 29 ans, a été arrêté et déféré au parquet du tribunal d’Instance de Dakar pour recel. L’ingénieur en télécommunications a acheté un véhicule volé auprès des nommés Amadou D. et Ndongo S., lesquels ont rejoint respectivement l’Italie et le Maroc dès le lendemain de la transaction. 

C’est sur recommandation d’un voisin que C. M. Aïdara avait acquis un véhicule auprès des nommés Amadou D. et Ndongo S. Quelques temps après, Mouhamadou Moustapha G. a débarqué chez M. Aïdara pour réclamer la propriété de la voiture, documents à l’appui. Sidéré, celui-ci a déposé une plainte au commissariat central de Dakar pour faire arrêter Amadou et Ndongo. Mais, son souhait ne s’est pas réalisé. L’enquête a révélé que le duo a quitté le territoire sénégalais dès le lendemain de la transaction. Amadou est parti en Italie, son acolyte au Maroc. M. Aïdara sera finalement appréhendé et déféré au parquet pour recel. Remis en liberté, il a été jugé par le tribunal des flagrants délits de Dakar. À l’en croire son voisin lui avait dit que Ndongo et Amadou étaient des personnes de bonne moralité. Ils habitaient ensemble à Nord Foire. « La vente a été conclue dans une agence de voyage en présence de mes deux témoins. Amadou et Ndongo m’avaient fait croire qu’ils devaient de l’argent à l’agence. De même, leurs comptes ont été bloqués. Ils m’ont remis leurs passeports respectifs et le passeport de Mouhamadou Moustapha G. », a expliqué l’ingénieur en télécommunications qui a confié avoir acquis la voiture à 2,5 millions francs. « Amadou a prétendu avoir acheté le véhicule auprès de Mouhamadou Moustapha courant janvier 2022. Mais, le passeport de ce dernier était expiré. Je l’ai constaté quand Mouhamadou Moustapha s’est présenté chez moi », a-t-il soutenu. N’étant pas convaincu des allégations du prévenu, le substitut du procureur a sollicité l’application de la loi. Me Mamadou Ciss a estimé que le prévenu a été escroqué par Amadou et Ndongo qui se sont présentés à lui comme de véritables propriétaires. « L’enquête n’a pas été bien faite. On a voulu nous faire croire que M. Aïdara est de mauvaise foi. Il n’y a pas l’ombre d’un recel », a martelé le conseil de la défense qui a plaidé la relaxe. Le juge a fait droit à la plaidoirie de la robe noire.

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