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DÉBATS HORS CONTEXTE !

Le top départ des plénières du marathon budgétaire, marqué hier par l’examen du budget des institutions, a été l’objet de débats de faible niveau entre les députés de la majorité et ceux de l’opposition.

En lieu et place des débats de hautes factures pouvant amorcer un nouveau tournant dans la gestion des deniers publics, ce sont plutôt des prises de parole hors contexte qui ont animé hier l’hémicycle dans le cadre de l’examen du projet de loi de finances 2023. Convoqués pour se pencher sur le budget des institutions, entre autres la Présidence, l’Assemblée nationale, le Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct), la Primature, le Conseil constitutionnel, les nouveaux députés (du pouvoir comme de l’opposition) ont finalement glissé sur le terrain politique.

Député-maire de Guédiawaye, Ahmed Aïdara est le premier à donner le ton des l’entame de la séance. « Sur quoi on veut être édifié ? C’est les royalties ainsi que la véritable part de l’Etat dans les contrats pétroliers, une fois que débutera la production de nos ressources gazières. On a mentionné cette question en commission. Mais au final, rien de tout cela ne figure sur le rapport de la commission de finances. En plus, nous savons tous que c’est ça qui est à l’origine de votre volonté de briguer une troisième candidature », a t- il crié. Au comble des vociférations, est venu se pointer sur la tribune son camarade, Salim Daffé, député de Yewwi askan wi. Et à en croire ce dernier, le texte relatif au projet de loi de finances soumis à l’appréciation des parlementaires est loin d’être « exhaustif ».

S’adressant au rapporteur général, il a martelé avoir interpellé, lors des travaux de commission, le Garde des Sceaux sur l’invalidité d’une troisième candidature de Macky Sall. « Le ministre de la Justice m’avait rétorqué qu’à l’époque, le Conseil constitutionnel lui-même avait rejeté l’insertion d’une disposition transitoire dans l’article qui stipule que ‘’nul ne peut faire plus de deux mandats consécutifs. Et aujourd’hui, dans ce rapport, je ne vois nulle part cette question que j’avais posée au ministre », s’est-il indigné.

Pour sa part, Ahmed Bengelloune de Benno bokk yaakaar a félicité le Président Macky Sall à propos de la dernière note de satisfaction que le Fmi a récemment livré sur l’économie sénégalaise. Toujours dans ce climat de confusion qui a régné à l’Assemblée nationale, ce sera au tour d’un député de la coalition au pouvoir de franchir le rubicond en apostrophant le camp de l’opposition, l’injure à la bouche, une fois à la tribune. Installant ainsi un bref chaos qui a débouché sur des empoignades entre parlementaires

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